L’effet Placebo : bon pour le corps et l’esprit

Pour la tournée de ses 20 ans, le groupe britannique Placebo, emmené par son leader Brian Molko, était en concert vendredi dernier au Zénith de Lille. Un concert emplit d’émotion.

Laissons la Croix-Rouge faire son travail

Dans une salle pleine à craquer et chauffée par une première partie bien rock, Placebo entre en scène sous les acclamations du public. Et pourtant, après 30 secondes de leur deuxième chanson Loud Like Love, Brian Molko stoppe soudainement son groupe après le malaise d’une spectatrice. Revenant sur scène cinq minutes après l’intervention de la Croix-Rouge, Molko s’excuse dans un français quasi parfait (né en Belgique, il est grand amateur de culture française) et se dit « choqué » par ce qui vient d’arriver, tout en donnant des nouvelles réconfortantes de la spectatrice.

Le concert repart de plus belle jusqu’à Protège-Moi, que le groupe chante en français. Placebo enchaîne tout de suite avec Without You I’m Nothing, chanson chargée d’émotion puisque Brian Molko l’interprétait à l’origine avec David Bowie. Ce dernier, présent sur les écrans, est applaudi pendant près d’une minute trente à la fin de la chanson.

Vous êtes prêts à danser ?

Une heure et quart plus tard, c’est le moment choisi par Brian Molko et son compère Stefan Olsdal à la basse pour annoncer la fin de la partie mélancolique du concert et laisser place à la partie fun. « Vous êtes prêts à danser ? », interpellent les musiciens. Et le groupe d’enchaîner les succès qui ont fait sa renommée, à savoir Special K, Song To Say Goodbye ou bien encore The Bitter End.

Pour les deux dernières chansons, le bassiste sortira sa fameuse Gibson aux couleurs du drapeau arc-en-ciel. La culture gay est très importante pour le groupe : Brian Molko cultive son androgynie et assume sa bisexualité, tout comme le bassiste Stefan Olsdal, ouvertement homosexuel.

Après Infra-Red, repris à tue-tête par l’ensemble du Zénith, Placebo conclut par la chanson Running Up That Hill. Une belle façon de terminer en beauté ce concert lillois, reflet de 20 années d’une carrière sans fausses notes…

Guillaume Dosda

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