Broken Back : de la convalescence à la scène internationale

Il s’est lancé dans la musique il y a seulement 3 ans …après s’être déplacé une vertèbre ! Depuis, il enchaine les dates de concert aux quatre coins du monde. Broken Back, c’est la révélation folk-électro de l’année. Circonflex l’a rencontré à l’occasion de sa venue au Splendid à Lille.

Circonflex Mag : Finalement, cette blessure, on peut dire que c’est une sacrée chance !

Broken Back : (rires) Je me suis soigné avec la musique ! Lorsque j’étais gamin, j’avais suivi une formation classique au conservatoire de St Malo. Quand je suis entré en classe prépa, j’ai tout abandonné. J’ai ensuite intégré l’EDHEC et c’est seulement à la fin de mon master entreprenariat que la musique m’est à nouveau tombé dessus ! J’étais alité, incapable de marcher, c’est devenu mon exutoire.

CM : Broken Back est donc né pendant ta convalescence. Tu n’as jamais regretté tout ce temps perdu ?

BB : Pas du tout. Avoir fait L’EDHEC m’a beaucoup aidé. Cela m’a permis de comprendre l’industrie de la musique assez rapidement. J’ai gagné du temps et j’ai pu me consacrer exclusivement à la création. Je me suis lancé à fond dans la guitare et dans le chant et j’ai monté le projet Brocken Back dans la foulée, tout seul.

De mon malheur, j’ai tiré Broken Back.

CM : Broken Back c’est un style folk-électro aux influences diverses : Cat Stevens pour l’écriture et la manière de chanter, Buena Vista Social pour les percussions, et le monde de la folk évidemment, notamment les artistes récents comme Of Monsters and Men, Ben Howard, Hozier ou même Supertramp pour le côté pop.

BB : J’aime bien le mot folk électro car pour moi, la création commence toujours par la guitare. Je suis à St Malo, les pieds dans l’eau, en studio, j’essaie de trouver des mélodies. Une fois que je les tiens, je les laisse reposer. Ce n’est qu’au moment où je produis le morceau qu’arrive la partie électro.

CM : Broken Back est né dans une période difficile de ta vie. Et pourtant, dans ton premier EP, tes mélodies sont entraînantes, très optimistes…

BB : Assez bizarrement, tous les premiers morceaux que j’ai composés sont plus ou moins joyeux, et good vibes alors que c’est vrai, ils correspondent à un moment de ma vie où j’étais au plus mal. C’était mon mécanisme de défense personnel, une manière de rester optimiste. Mais ma musique n’est pas 100 % positive. Il y a une petite touche de nostalgie qui a déteint de ma convalescence et qui témoigne du moment où les chansons ont été composées. A tout malheur son bonheur collatéral. De mon malheur, j’ai tiré Broken Back.

Je ne m’imaginais pas ça possible, être chanteur ou guitariste.

CM : Broken Back a connu une ascension fulgurante : du jour au lendemain, le nombre de vues sur ton Soundcloud a explosé. Comment as-tu vécu ce succès si rapide ?

BB : Au départ, je n’attendais rien de cette aventure. Je la vivais comme un plaisir, personnel, comme une passion. Je ne m’imaginais pas ça possible, être chanteur ou guitariste. J’avais tellement tout à apprendre. Je travaille d’ailleurs toujours dur pour m’améliorer au chant, à la guitare et en danse, pour pouvoir monter un live cool.

CM : Et puis quelque chose s’est déclenché …

BB : La reconnaissance est arrivé avec Happiest Man On Earth, mon premier titre qui est passé à la radio.  A suivi rapidement Halcyon Birds, mon plus gros succès. Entre temps, d’autres artistes m’ont proposé de collaborer avec eux : Synapson avec Fireball, le DJ lillois Klingande avec le titre Riva. Aujourd’hui, je ne suis plus seul sur scène : Sam est à la batterie, et Akemi au chant, à la basse, mais aussi à la guitare et au synthé.

CM : Avec ce concert au Splendid, tu reviens sur tes terres. Et l’accueil que te réserve le public lillois est toujours aussi chaleureux.

BB : Cela me fait vraiment chaud au cœur. C’est la quatrième fois que je joue à Lille. Avant, il y avait déjà eu La Péniche, Le Grand Mix, et la Fan zone durant l’Euro de football. Et à chaque fois, c’est une sensation étrange : j’ai l’impression de retrouver ma vie d’avant, ma vie d’étudiant. Mais maintenant, je suis chanteur, et cela reste toujours pour moi très déconcertant !

CM : Pendant tes années lilloises, tu as été testeur pour le Chti Magazine, tu connais donc bien les bonnes adresses de la ville. As tu quelques bon plans à proposer aux lecteurs de Circonflex Mag ?

BB (sourire entendu) : Pour ses vins et son ambiance, le Fifi wine’s bar bien sûr ! J’aime bien aussi le Broc pour les fondues ou les raclettes. Sans oublier le poulet au maroilles d’Au Vieux de la Vieille, tradition du Nord oblige !

Le prochain album de Broken Back sort le 18 novembre.
Il sera notamment au Botanique de Bruxelles le 19 octobre : infos/réservations
Propos recueillis par Marilou Therre

2 pensées sur “Broken Back : de la convalescence à la scène internationale

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *