Méditation nocturne au musée

500. C’est le nombre de personnes réunies mardi dernier pour la soirée de méditation au Palais des Beaux-Arts de Lille. Quoi de mieux que de décompresser au beau milieu d’un musée magnifique et de partager ce moment ? Guidés par Stéphane Nau, instructeur à Lille, on a testé pour vous la méditation de pleine conscience.

Certains ont même ramené leur plaid.

Ça n’a pas encore commencé que certains sont déjà à fond. En position tailleur, les mains sur les genoux, ils sont droits et stoïques, appliqués, prêts à déconnecter. Pendant l’introduction, une étudiante prend des notes tandis que sa voisine est déjà allongée avec les yeux fermés. La seule voix de l’intervenant semble l’apaiser : elle résonne dans les murs de l’atrium au milieu du silence des participants. Si l’on prend du recul, la scène est plutôt amusante : un homme est seul face à 500 paire d’yeux rivés sur lui, dans l’attente du « déclic bien-être ». Petite rectification : il n’est pas vraiment seul car Ilios Kotsou, auteur d’ouvrages sur la psychologie positive, prend le relais. Tout le monde se concentre. Chacun boit ses paroles et semble déjà détendu. Certains ont même ramené leur plaid et se font un oreiller de fortune. Ça rappelle un peu la sieste collective en maternelle, pas de ronflements à l’horizon mais quelques-uns semblent vraiment partis dans les bras de Morphée.

Entre art et méditation.

Un moment de paix.

Thomas d’Ansembourg, auteur de best-sellers sur le développement personnel, prend la suite. Il invite les participants à chercher dans leur vie « un moment de paix et de le savourer ». Grand silence. Les méninges fument et les sourcils se froncent de concentration : il faut trouver LA bonne idée… Thomas les encourage à prendre conscience de leurs sensations physiques avant de leur proposer … surprise…d’échanger avec leur voisin sur le thème de la paix ! A peine dix secondes d’hésitation … et commence alors un drôle de brouhaha joyeux.

Prendre du recul sur les difficultés quotidiennes.

Puis les participants se concentrent sur leur respiration et pratiquent une des bases de la méditation : la visualisation. Autre étape dans leur séance : se répéter intérieurement des phrases positives comme « j’aspire au bonheur et au bien-être ». Le but, c’est de revenir à des valeurs fondamentales comme la famille, l’amour ou le bonheur pour échapper aux pensées encombrantes du quotidien. C’est aussi prendre du recul sur les difficultés quotidiennes que l’on peut rencontrer : par exemple, Stéphane Nau propose de penser aux personnes avec qui nous sommes en conflit et de leur offrir des vœux de bonheur. C’est un peu « bisounours », on vous l’accorde, mais l’idée de fond, c’est de transformer la rancœur en paix intérieure.

Thomas d’Ansembourg, auteur de livres sur le développement personnel.

On a l’impression d’être dans une bulle.

Fin de la séance. Tous s’accordent pour dire qu’ils se sentent bien mieux qu’à leur arrivée. « C’est hyper relaxant, et c’est autre chose de le faire de cette façon que chez soi, tout seul », nous confie Xavier, étudiant lillois. « On a l’impression d’être dans une bulle et de flotter hors du temps, c’est vraiment ressourçant. Ça permet de se débarrasser des soucis du boulot et du reste », résume Marianne, infirmière à Lille. Surtout, tous ont apprécié l’alliance entre la relaxation et la majesté du lieu. « C’est une autre façon de voir le musée, et ce qui est cool, c’est aussi de partager cette expérience avec plein de personnes, on ne se sent pas ridicule », nous avouent deux copines, Sophie et Léa, pour qui c’était la première fois. La soirée s’est achevée en déambulant silencieusement dans les galeries du musée. Bilan de cet événement zen : amusant, relaxant et insolite !

Anne-Gaëlle MARETTE

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