Lou Doillon, une voix toute trouvée

À la Fnac de Lille, samedi dernier, la foule était au rendez-vous ! La chanteuse Lou Doillon y donnait un mini-concert gratuit à l’occasion de la sortie de son dernier album Soliloquy. Nous avons pu lui poser quelques questions ! Retour sur cette rencontre artistique.

Une voix. Une vraie signature. Une voix rauque et un sourire qui ne la quitte jamais. Lou Doillon enchante la scène musicale depuis quelques années. On cherche le lieu du concert et la réponse nous met tout de suite dans l’ambiance : « vous tournez à gauche, c’est là où il y a plein de monde ». En effet, il y a du monde… La salle du forum de la Fnac est pleine. Puis apparait la tant attendue Lou Doillon, accompagnée de deux de ses musiciens : « le reste de la troupe arrive demain pour le concert des Paradis Artificiels », tient elle à préciser.

 

Ma singularité

Des chansons en anglais, un rythme toujours maitrisé. Ce troisième album est symbole de singularité pour la chanteuse, elle nous en touche deux mots : « je dirais que j’ai essayé d’y mettre le plus possible mes contradictions et ma singularité. Je suis quelqu’un qui passe d’un truc à l’autre très rapidement. J’ai donc voulu des amplitudes sonores, dans la manière d’envoyer les chansons et dans les paroles aussi. Je voulais un certain relief géographique. »

Une certaine spiritualité

Durant ce concert, elle a offert 4 chansons de son dernier album. Très à l’aise, taquine avec un public plutôt timide, elle ne chante pas seulement avec sa voix. Son corps bouge, ses bras ondulent, ses yeux se ferment au rythme de la musique. Un style décalé, des tatouages, des bagues à presque chaque doigt, un pantalon de velours marron et une veste kimono. S’en dégage presque une certaine spiritualité.

Compagnon inconditionnel

Une spiritualité que l’on retrouve sur scène grâce à son compagnon inconditionnel : sa guitare. Bien particulière. Dessus, elle a dessiné des mains : « Pour moi les mains représentent la chose la plus émouvante. Les mains, c’est le contact, c’est le rapport à l’autre, c’est le rapport à notre intimité. C’est la première et la dernière chose qu’on fait quand on quitte quelqu’un : on s’accroche à sa main … Je vois mes mains vieillirent, prendre des formes à force d’écrire, de dessiner, de jouer de la guitare… »

 

La fille de la célèbre actrice Jane Birkin poursuit en rendant hommage à la grande cinéaste française Agnès Varda, disparue ce week-end : « il y a un plan que j’adore dans Les Glaneurs et la glaneuse de Varda, où elle filme sa main en regardant par la fenêtre. Elle ne dit pas grand-chose, mais le niveau de force de la scène est assez incroyable. Depuis, j’ai juste dessiné mes mains, comme une référence au temps qui passe, et en même temps à ce qui m’appartient. »

Lou Doillon va profiter du printemps pour faire découvrir son nouvel album. A Lille, on est chanceux : Les Paradis Artificiels ont accueilli le premier concert de sa tournée !

Margaux Vulliet

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