Un affrontement au sommet

C’est parti ! Hier soir, top départ des premiers entrainements des Français et Croates. Les deux équipes s’affrontent en finale de la Coupe Davis (la dernière édition sous cette forme, on vous en parle ici) et ça commence vendredi après-midi.

Le Stade Pierre Mauroy est quasiment prêt. En quatre jours seulement, il s’est métamorphosé en un terrain de tennis (qui se situe légèrement plus bas qu’un terrain en herbe) et qui a remplacé le terrain de rugby. L’enceinte va pouvoir accueillir plus de 26 000 personnes durant les trois jours : un record dans le monde du tennis.

Les joueurs français ont pu préparer l’évènement en amont de cette semaine (hormis Pierre-Hugues Herbert et Nicolas Mahut, engagés au Masters de Londres en double). Yannick Noah a organisé deux grosses semaines de préparation à Marcq-en-Barœul, lieu de la Ligue de Tennis des Hauts-de-France. Et les joueurs l’ont ressenti : « Je n’ai pas le souvenir de m’être entrainé si dur » a déclaré Jérémy Chardy, qui apparaît comme le remplaçant de Lucas Pouille ou de Jo-Wilifried Tsonga.

Les Croates ont eu une préparation plus échelonnée. Leurs joueurs stars, Borna Coric et Marin Cilic, ont rallié les Hauts-de-France en fin de semaine dernière seulement. La raison ? Les deux tennismans étaient présents au Masters de Londres. Ils ont commencé à taper la balle en début de semaine seulement, au même endroit que les Français à Marcq-en-Barœul.

La tension monte progressivement

Le court de tennis en terre battue n’a pu être livré que ce mercredi. L’annonce de ce timing tardif n’avait pas plu au directeur général de la Fédération de tennis croate. « Nous ne sommes vraiment pas contents : nous avons l’impression que si c’est nous qui avions demandé un tel délai, nous ne l’aurions pas obtenu. C’est la différence entre un grand et un petit pays » avait-il dénoncé, le 16 octobre. Le décor était planté.

Néanmoins, les joueurs des deux équipes se sont voulus rassurants sur l’état du terrain à quelques jours de la rencontre. Ils ont l’habitude des changements de surface et surtout des aléas de la terre battue : des faux rebonds, des glissades, un jeu plus lent… Un choix de surface stratégique de la part des Français : ils s’étaient faits éliminés par ces Croates en demi-finale de la compétition en 2016, à Zadar, 3 points à 2.

Les premiers entraînements donnent le ton

Depuis hier, les deux équipes s’entraînent à tour de rôle sur le cours du Stade Pierre Mauroy, et bien sûr, Circonflex Mag a tout vu. Cilic et Coric ont mis beaucoup d’intensité dans leurs échanges, sûrement pour se mettre dans les conditions de la finale. Coric n’a pas hésité à répéter des gammes de revers en fin de séance également.

Tsonga et Pouille ont succédé aux Croates. Ils ont tous les deux vécu une saison compliquée : l’un a été blessé presque toute l’année, l’autre a enchaîné les mauvais résultats et s’est récemment séparé de son coach. Néanmoins, les deux Français ont l’habitude de ces rencontres, surtout dans ce stade. Tsonga a affirmé qu’il a de très bonnes sensations sur le court depuis son retour de blessure. Pouille quant à lui, a exprimé son bonheur d’être ici : « On bosse dur avec les copains. Ce n’est que du bonheur ».

Rémi Surrans

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