Les célèbrent réalisateurs Olivier Nakache et Éric Toledano ont sortis ce mercredi 8 avril leur nouveau film Juste une illusion. Pour l’occasion, ils sont venus à Lille pour deux avant-premières, en présence de l’équipe,lundi 6 avril. Circonflex Mag y était et vous raconte.
17 h 20. La salle 1 de l’UGC commence à se remplir. Le public est très hétérogène, il est est venu assister à l’avant-première de Juste une illusion. Réalisé par Olivier Nakache et Éric Toledano, le film nous replonge en 1985. On y suit la famille Yadan, et plus particulièrement l’histoire d’amour du cadet, Vincent. Dans la salle, les spectateurs s’installent progressivement. Certains discutent encore, d’autres regardent leur téléphone, tandis que quelques habitués se concentrentdéjà sur l’écran. On sent que beaucoup sont venus autant pour le film que pour la rencontre annoncée avec l’équipe.
Une pointe de nostalgie
Les lumières s’éteignent, les premières notes de musique résonnent. Très vite, des réactions se font entendre. Certains murmurent, d’autres réagissent avec enthousiasme. Deux personnes assises au rang I s’exclament dès qu’elles reconnaissent un symbole de leur enfance. « Oh, radio RTL », chuchote l’une à sa voisine. Quelques minutes plus tard, cette dernière évoque avec un rire discret les cassettes audio. Tout au long du film, les blagues et les références aux années 80 suscitent des réactions dans la salle : on rit, on chuchote, on se souvient… Lorsque la projection se termine et que la lumière revient, on peut lire dans les regards une pointe de nostalgie, y compris chez les plus jeunes qui découvrent cette époque.
« On termine toujours par Lille, l’ambiance est particulièrement chaleureuse »
La venue des acteurs et des réalisateurs est annoncée, le public applaudit avec enthousiasme. Olivier Nakache et Éric Toledano entrent dans la salle, suivis de Louis Garrel et Pierre Lotin. Ils montent sur scène et saluent la salle. Olivier Nakache prend la parole : « On termine toujours par Lille, l’ambiance est particulièrement chaleureuse ici ». Dans les rangs, rires et applaudissements confirment ses propos. La session de questions débute rapidement. « Pourquoi ce titre ? », « Quelles sont vos musiques préférées des années 80 ? », « Comment avez-vous choisi les acteurs ? » : les spectateurs sont inspirés et n’hésitent pas à participer. Les réalisateurs répondent avec humour. Pierre Lottin n’hésite pas à blaguer sur la moindre situation. Les acteurs évoquent leur attachement aux personnages et à l’époque. Après plusieurs échanges, la rencontre se termine par une photo souvenir. Le public est satisfait, certains restent encore quelques instants en espérant obtenir un autographe des deux acteurs.
« Ce que j’aime dans les avant-premières, c’est le public »
En sortant, nous croisons Emma et Lily, deux étudiantes. « C’est une première pour moi, j’ai vraiment adoré. Rencontrer les membres de l’équipe et pouvoir échanger avec eux après le film, ça apporte quelque chose en plus, ça rend l’expérience plus marquante », explique Lily. Son amie ajoute : « On se sent un peu privilégiées, on a vu le film avant tout le monde, c’est une vraie exclusivité ». Un peu plus loin, Mehdi, 22 ans, partage son ressenti : « Le film est très drôle, mais aussi touchant. J’ai bien aimé les références aux années 80, même si je n’étais pas encore né à cette époque. Ça donne envie de s’y intéresser. Ce que j’aime dans les avant-premières, c’est le public. Les réactions sont plus fortes, on sent que les gens vivent vraiment le film ensemble ». Plus loin encore, Brigitte, 71 ans, quitte la salle. Venue seule, elle a beaucoup apprécié la projection. « Je vais souvent voir des avant-premières avec mon abonnement UGC illimité. J’aime bien découvrir les films en avance, un peu moins écouter les réalisateurs parler, mais là, c’était très intéressant ». Le retour dans les années 80 l’a particulièrement touchée : « Ça m’a rappelé de bons souvenirs, j’ai ri, et j’ai beaucoup aimé les références ».
Les gens repartent en discutant de l’histoire, des musiques, des réponses de l’équipe, du casting. Un film qui a mis beaucoup de monde d’accord, en mêlant, à travers une histoire d’amour,nostalgie des années 80.
Leïla Le Fur Charpentier


