La fête du court-métrage

Louis, 20 ans, et Prix de Court, l’association étudiante dont il fait partie, sont chargés de mettre en place Le Festival du Cinéma européen. Il se tiendra à Lille du 10 au 17 mars 2017, dans les cinémas partenaires . Entre visionnages nocturnes et préparations pratiques, ce groupe de cinquante étudiants met tout en oeuvre pour que ce festival soit une réussite.

Circonflex Mag : Comment s’appelle votre association et quel est son rôle ?

Louis Rosell : Notre association, qui dépend de l’EDHEC, s’appelle Prix de Court. Nous organisons Le Festival du Cinéma européen. C’est une compétition de courts métrages et de scénarios, qui se déroule sur une semaine, et qui aura lieu cette année du 10 au 17 mars. Mais nous avons d’autres actions pendant l’année, notamment Les Nuits du Court, organisées dans notre cinéma partenaire L’Univers, durant lesquelles nous projetons des courts-métrages primés lors des éditions précédentes pendant des soirées thématiques. Par exemple, le thème de la dernière Nuit du Court, c’était Retour sur la 32ème, qui présentait une rétrospective de la 32ème édition de notre festival.

Quel est votre rôle dans l’organisation du Festival du Cinéma européen ?

Notre association est constituée d’une cinquantaine de personnes et nous organisons le Festival de A à Z. Chaque membre de l’association est affilié à un département qui a une fonction bien précise. Moi, je suis membre du comité de sélection des courts métrages.

Que contient ce processus de préparation ?

Dans mon département, au Comité de sélection, on doit regarder les 3000 films qu’on nous envoie à travers l’Europe. On présélectionne ensuite les meilleurs, une centaine environ, qui seront en salles pendant la semaine du festival. Le Comité de sélection est également responsable du bon référencement du festival dans les sites spécialisés.

Comment vous répartissez-vous les tâches ?

Chaque département de l’association a un rôle spécifique. L’un s’occupe de trouver des partenaires logistiques, financiers, un autre est responsable des partenariats avec les médias et gère la communication. Un troisième est en charge de l’identité visuelle du festival (les affiches, les bandes annonces…), un autre est responsable du « Off » (les soirées, les conférences,…). Un département s’occupe de trouver des jurés compétents, et organise le concours de scénarios. Enfin, un groupe gère les relations avec le public, recrute le jury étudiant, et organise nos actions sociales tout au long de l’année, notamment Les films courts à l’hôpital, des projections pour les enfants hospitalisés.

Ce festival est-il reconnu dans le monde du cinéma ?

Le festival va fêter en 2017 sa 33ème édition et sa notoriété augmente d’année en année. Il réunit près de 6000 personnes à chaque fois dans les salle. C’est le troisième festival du court-métrage français, ça n’est pas rien ! Il permet surtout de faire connaître de jeunes réalisateurs au grand public. Cedric Klapisch, Matthieu Kassovitz sont notamment passés par le Festival du Cinéma européen à leurs débuts.

Votre sélection est très ouverte…

On reçoit 3000 courts-métrages, qui viennent de plus de 20 pays différents en Europe. On obtient une compétition assez éclectique, tant par le genre (animation, documentaires, comédie, etc) que par la provenance des films. L’année dernière, plus de 50% de la sélection n’était pas d’origine française et 22 pays étaient représentés.

Le Jour-J, êtes vous présent sur place, si oui quel est votre rôle ?

Évidemment, tous les membres de l’organisation sont mobilisés les semaines précédant le festival et pendant le festival, on travaille toute l’année pour ça ! Il y a énormément de choses à gérer : les cérémonies d’ouverture et de clôture, les conférences, l’arrivée des jurés et des réalisateurs, les séances en salles, les interviews des équipes des films, le Village du Festival sur la Place Richebé qui lance l’événement, les soirées hors-compétition… Bref, c’est une semaine très rythmée et très forte en émotion. On vous attend du 10 au 17 mars 2017 pour vivre tout ça avec nous !

Vous pouvez suivre toute l’actualité du festival sur le site internet ainsi que sur la page Facebook.
Baptiste Billard

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *