Lille en quête d’Identité

Si vous n’avez jamais vu des cubes en miroirs sur des têtes de statues… rendez- vous ce week-end place Philippe Lebon, Grand-Place ou encore square Foch. Jusqu’au 8 octobre, Quentin Carnaille et Antoine Munch exposent leur projet d’installation urbaine éphémère Identité. Circonflex Mag a rencontré les deux artistes lillois.

Circonflex Mag : Comment pourriez vous décrire à nos lecteurs votre installation Identité ?

Quentin Carnaille et Antoine Munch : Identité, c’est un projet éphémère, composé de cubes facettés de miroirs recouvrant le visage de certaines sculptures figuratives de la ville de Lille. Notre but, c ‘est d’interpeller le regard des passants pour qu’ils se questionnent sur l’altérité, la singularité et la ré-interprétation du patrimoine. C’est d’ailleurs pour toutes ces raisons que nous avons voulu débuter ce projet durant les journées du patrimoine. Toutes les statues sont en bronze et facilement accessibles. On en croise Grand-Place, square Foch ou encore place Philippe Lebon.

L’art contemporain pousse le spectateur à réfléchir, et permet à l’artiste de donner sa vision de la vie.

Comment vous est venue l’idée d’un tel projet ?

Identité est dans la continuité d’Introspection, une installation mise en place en 2016 pour Art Up. En imaginant Introspection, nous souhaitions pousser les spectateurs à réfléchir sur leur singularité. Réfléchir sur notre esprit séparé du corps, téléporté en quelque sorte, puisqu’avec la société numérique, cet esprit peut se trouver partout à la fois. Avec Introspection, nous commençons à entrer dans le monde de l’art contemporain, conceptuel, pour lequel l’idée est plus importante que la forme. L’art contemporain pousse le spectateur à réfléchir, et permet à l’artiste de donner sa vision de la vie.

 

Jusqu’alors, que ce soit pour votre travail sur l’horlogerie entre 2010 et 2015, Introspection l’année dernière, ou encore Identité cette année, vous avez réalisez des projets à Lille ou dans les alentours. Avez-vous la volonté de voir plus loin que le Nord de la France ?

Bien sur, et c’est déjà le cas. Nous exposons depuis quelques temps à Bruxelles, Milan ou bien Dubaï. Et pour vous citer un exemple parlant, le chiffre d’affaire de notre réflexion sur l’horlogerie vient à 80% de l’étranger, que ce soit pour la vente de livres ou les expositions. Un de nos futurs projets, c’est d’installer un cube géant place de la République à Paris, et pourquoi pas également à Tokyo, pour montrer que la République appartient à tous.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site internet ou la page Facebook de Quentin Carnaille.
Benoit Saguez

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