Dissolution du LMR : Que sont-ils devenus ?

Le 6 avril dernier, après 20 ans d’existence, le Lille Métropole Rugby déposait le bilan. Circonflex Mag a rencontré les nordistes Maxime Franquart et Antoine Lefebvre. Les deux anciens joueurs du LMR, qui évoluent aujourd’hui au Stade niçois, sont encore marqués par la disparition de leur ancien club.

La pilule ne passe pas !

Des exploits incessants, une montée en Pro D2 invalidée pour raisons financières et un courage à toute épreuve. Voilà bien ce qui définissait le Lille Métropole Rugby, jusqu’à ce gâchis final en avril dernier. Symbole d’une ovalie en pleine expansion dans une région davantage tournée vers le football, le LMR n’est plus et les anciens joueurs ont encore cet épisode en travers de la gorge. Maxime Franquart, 21 ans, était de ceux-ci. Le demi de mêlée livre un constat amer sur la disparition de son club formateur : « Même si maintenant, c’est de l’histoire ancienne, la pilule ne passe toujours pas… J’étais au LMR depuis une dizaine d’années, j’y ai fait mes gammes, ce club avait une signification particulière pour moi. C’est un énorme gâchis… ».

Ce sont eux les responsables et non nous.

Et dire que le club lillois avait réussi, contre vents et marées, à atteindre le deuxième échelon national…Mais le conte de fée s’est arrêté brutalement à cause à de la gestion déplorable des dirigeants. Ces derniers ont laissé derrière eux des dettes d’environ 1,5 millions d’euros, impossibles à recouvrir. Et surtout, un profond sentiment de rancœur et d’amertume : « Il faut arrêter de se voiler la face. Ceux qui étaient à la tête du club ont beau être attristés et désolés du dépôt de bilan, ce sont eux les responsables et non nous, les joueurs ! Ils ont réussi à tuer une entité sportive qui était un symbole de Lille. Le soutien de la MEL et des supporters n’a pas suffi et la mort du LMR est d’une tristesse infinie…».

Heureusement, Maxime Franquart a pu continuer à vivre de sa passion en rejoignant le Stade niçois. « J’ai vraiment eu de la chance ! En plus, cela m’a permis de retrouver certains de mes anciens coéquipiers lillois, dont Antoine Lefebvre ! ».

Ce dernier, âgé de 26 ans, détenteur d’un bac +2 et qui joue au poste de deuxième ligne en est persuadé : malgré la disparition du club lillois, une équipe de rugby de haut niveau reverra le jour dans les Hauts-De-France : « C’est évident ! Il y a un vivier très important, que ça soit au niveau des catégories jeunes ou bien adultes. De nombreux rugbymen qui jouent dans le Nord possèdent des qualités indéniables ! ».

On était un groupe soudé.

Malgré la disparition du Lille Métropole Rugby, les anciens joueurs restent en contact, comme l’explique Antoine Lefebvre, surnommé La Anz dans le milieu du ballon ovale : « Même si nous avons pris des destinations différentes, on essaie de garder contact. On était un groupe soudé et la disparition du club a renforcé cet aspect ! On fait tout pour se voir le plus souvent possible ! ».

Maxime Franquart et Antoine Lefebvre sont désormais tournés vers le Stade niçois et le championnat de Fédéral 2. Espérons pour eux qu’ils retrouvent un jour le championnat de Pro D2 et qu’ils puissent cette fois-ci défendre leurs chances sur le terrain.

Bonus :

Vous voulez découvrir la réaction des joueurs du LMR après le dépôt de bilan ?! Ça se passe ici, humour G-A-R-A-N-T-I :

 

Simon Goeken

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