David Zephi VS @itsdavidzph

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Entre les cours de communication et les tournages de vidéos, David Zephi mène une double vie bien organisée. Connu sur les réseaux sociaux sous le nom de @itsdavidzph, ce créateur de contenu lillois partage son univers mode, beauté et lifestyle tout en poursuivant ses études. Un équilibre parfois intense, mais qu’il revendique avec passion.

David Zephi, étudiant en communication, a un objectif clair : travailler un jour dans le marketing du luxe. En attendant, il a une deuxième vie : elle se passe sur les réseaux sociaux. Sur TikTok, Instagram et YouTube, il publie régulièrement du contenu autour de la mode, de la beauté et du lifestyle. Pourtant, devenir influenceur n’était pas calculé. Comme beaucoup de jeunes de sa génération, il a commencé en s’amusant. « Je ne voulais pas devenir influenceur. J’aimais poster des vidéos un peu comme tout le monde sur Musical.ly , explique-t-il. J’ai tout d’abord accroché avec ce concept de montrer mes tenues sur TikTok. » Certaines vidéos fonctionnent mieux que prévu. C’est le déclic : « J’ai bien été obligé de constater que ça marchait plutôt pas mal. Alors, il y a 2 ans, j’ai décidé de m’y mettre sérieusement, j’ai senti qu’il y avait un potentiel à exploiter, qui dépassait le simple plaisir que j’avais à publier. » Les retours ne tardent pas : messages d’abonnés, propositions de collaboration qui arrivent pour confirmer cette intuition. 

Résultat : l’an dernier, David s’est accordé une année sabbatique pour profiter pleinement de cette aventure numérique. Une période importante pour lui. « Cela m’a permis de me consacrer pleinement et sérieusement au développement de mes réseaux, de tenter et de tester l’expérience. »

« Merci CapCut »

Aujourd’hui, il a repris ses études, et il jongle entre la vie étudiante et la création de contenu. Ses journées ne se ressemblent pas toujours, mais il tient à certaines petites habitudes : « Je commence par prendre mon petit déjeuner en lisant mes mails devant Gossip Girl », raconte-t-il avec humour. Ensuite viennent le montage des vidéos, la salle de sport, puis le tournage de nouveaux contenus : maquillage, tenue du jour ou vidéos lifestyle. Le montage occupe souvent ses fins de journée, voire une partie de la nuit lorsqu’il travaille sur YouTube. Car derrière une vidéo de quelques secondes se cache en réalité beaucoup de travail. « On ne se rend pas compte de tout ce qu’il y a à faire pour une vidéo de 30 secondes ». Surtout quand on dispose de 40 minutes de rushs !Heureusement, la dextérité est vite arrivée avec l’habitude. « Merci CapCut. »

« Il faut savoir se faire confiance »

Pour gérer ce rythme, David a mis en place quelques stratégies.  « J’essaie au maximum de bosser mes cours sur le campus pour ne pas rapporter trop de travail chez moi et pouvoir me consacrer principalement à la création de contenu ». Il utilise également l’application Notion pour planifier ses publications, surtout lors des semaines chargées. Les partenariats commencent aussi à pointer le bout de leur nez. Il peut compter sur l’aide d’un agent qui l’accompagne dans la gestion des contrats les plus importants. Une aide précieuse lorsqu’il doit parfois se rendre à Paris pour certains projets.

Malgré tout, la pression se fait parfois sentir : « il faut poster tous les jours si l’on veut maintenir le niveau des abonnés, et ça, c’est parfois assez compliqué » Et puis il y a les doutes. Inévitables. « On se demande si on est légitime, si on va continuer à intéresser les gens. Dans ces moments-là, il faut savoir se faire confiance ».» Pourtant, sa motivation reste intacte. « La raison pour laquelle je passe outre ces difficultés, c’est le plaisir que continue à me procurer le fait d’exister sur les réseaux »

« Je n’accorde de l’attention qu’aux gentils commentaires »

Côté études, David reste vigilant. Les réseaux sociaux n’ont jamais affecté ses résultats scolaires. « L’école, c’est ma deuxième priorité, je la place au même niveau que la création de contenu. Pas question de négliger l’une aux dépends de l’autre » Quant à la pression des réseaux sociaux, il affirme avoir appris à prendre du recul. Les critiques ne l’atteignent plus vraiment. « Je n’accorde d’attention qu’aux gentils commentaires. » Aujourd’hui, David ne vit pas encore de cette activité. « Actuellement, ça reste encore un complément de revenu ». Mais il ne ferme aucune porte. Si des opportunités se présentent, si tout va bien pour lui, il pourrait tout à fait envisager d’en faire son métier. Pour l’instant, il préfère continuer d’avancer, sans pression. Etudes, projets dans la mode, création de contenu …  « on verra ce que l’avenir me réserve »

Clara Havet