Podcast : 20 femmes lilloises pour 20 visions du féminisme

Arrivée sur Lille il y a 3 mois, Lorrie Gourdin a déjà son petit QG  : le Café Citoyen. C’est là-bas qu’elle a choisi de nous raconter le lancement de son podcast féministe très prometteur Mes Vingtaines  : « un an après Me Too, je me suis dit c’était le bon moment ». Rencontre.

Il y a autant de visions du féminisme que de femmes.

« 20 femmes et 20 visions du féminisme ». Une approche originale pour se démarquer des chroniques féministes qui fleurissent en nombre depuis quelques temps. « Mon objectif, c’est d’interroger vingt femmes car elles ont chacune une approche différente du féminisme. J’aime l’idée qu’il y ait autant de visions du féminisme que de femmes » explique Lorrie.

Le choix du format radio s’est imposé comme une évidence. Originaire de Caen où elle a effectué un DUT en info -com’, la jeune femme s’est ensuite exilée à Clermont-Ferrand pour une formation en journalisme de proximité. Très vite, c’est la radio qui l’intéresse : « C’est un peu devenu mon média de prédilection » raconte-t- elle en souriant. Actuellement en service civique à Lille, elle en profite pour visiter la ville, et travailler son futur métier de journaliste : « j’adore Lille, je trouve qu’il y a tant de choses à faire. Il y a une richesse du patrimoine incroyable. Je m’y sens bien, dans cette ville ! »

Myriam a cette richesse d’esprit et ce regard critique.

Ce sont donc uniquement des Lilloises ayant la vingtaine qui ont l’honneur d’être interrogées chaque mercredi dans son émission. « Les invitées, je les trouve  par contact, grâce aux réseaux sociaux. Ce sont aussi des connaissances, de près ou de loin ».

Justement, parlons-en, des invitées ! Il y a du beau monde ! La première à avoir joué le jeu, c’est Myriam. Cette étudiante de l’ESJ s’est récemment fait connaitre grâce à son documentaire 28 jours. Encensée par la presse nationale, la vidéo fait le tour de « la grande question tabou des règles ». D’ailleurs, Lorrie vous invite grandement à aller la regarder. « Myriam a cette richesse d’esprit et ce regard critique qu’il fallait absolument que j’exploite, ajoute-t-elle. Elle est tunisienne d’origine, la question de la mixité et de la religion dans le féminisme sont absolument fondamentales ».

 

Eduquer

La deuxième à s’être lancée, c’est Mathilde. La présidente de l’association Lille sans relou a partagé ses expériences de harcèlement sexuel et tenté d’apporter des solutions pour mettre fin à ces comportements.

« Chaque semaine j’interroge des femmes aux profils aussi divers que passionnants, pour que chaque auditeur puisse y trouver son compte. C’est pour cela que j’ai choisi de faire des portraits, explique Lorrie. Le soulèvement féministe est une réponse à une pression, qu’elle soit sociale, religieuse, politique ou sexuelle. Il est important que les gens s’informent.  A travers mes podcast et à ma petite échelle, si je peux planter une petite graine dans l’esprit des gens, les éduquer et leur donner des clés de compréhension, c’est déjà beaucoup pour moi »

Pour Lorrie, le journalisme est sa forme d’engagement. Elle souhaite construire un modèle pour les générations futures, comme elle s’est inspirée de ses propres modèles.

Retrouvez ici tous les contenus de Mes Vingtaines :

Margaux Vulliet

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