Dans les pas de Victor Blanquart, jeune marathonien

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Tout juste âgé de 18 ans, Victor a couru un marathon au profit d’une association. L’étudiant en deuxième année de médecine nous raconte son expérience lors de cette course aux 42,195 kilomètres, une première pour lui.

C’est la première fois que tu cours un marathon ?

Au départ, je voulais courir le marathon de Paris, mais ayant moins de 20 ans je ne pouvais pas le faire. J’ai décidé de le faire le même jour, je n’avais pas d’objectif de temps précis, je voulais juste finir. La distance maximum que j’avais couru jusque-là était de 35 kilomètres et pendant mon entrainement je suis allé jusque 25. J’ai tracé mon itinéraire en fonction de mes différents lieux d’entraînement.

«La sensation était incroyable.»

Qu’est-ce que ça fait de finir un marathon ? Tu peux nous raconter comment ça s’est passé ?

Je pensais que tout irait parfaitement, et c’était le cas jusqu’au trente-sixième kilomètre, puis ça a commencé à devenir vraiment dur. J’ai eu une bonne crampe à 500 mètres de l’arrivée et je pensais que je ne finirais pas. Finalement j’arrive au bout et j’ai trouvé ça fou, la sensation était incroyable.

Tu courrais pour une association, tu peux nous en parler ?

L’association se nomme Mécénat chirurgie cardiaque, qui permet à des enfants nés avec une malformation cardiaque de se faire opérer. Le prix d’une opération est de 11 000€, il faut donc récolter des fonds. N’ayant pas pu courir à Paris, ils m’ont envoyé un tas d’accessoires pour rendre mon marathon visible, notamment en des ballons ou des banderoles.

Comment as-tu réussi à récolter l’argent ?

J’ai récolté 930€ pour l’association en 60 jours, grâce à des sollicitations sur mes réseaux sociaux et mes différents contacts familiaux, amicaux, ou professionnels.

Pourquoi as-tu choisi cette association ?

Mon grand-père a ouvert un service de cardiologie lorsqu’il était plus jeune, et ça me tenait à cœur, étant moi-même étudiant en médecine. Et pouvoir donner accès à ces enfants à un traitement, une opération, c’est essentiel. J’avais envie de me dépasser pour la bonne cause.

Quelle épreuve sportive avais-tu déjà réalisé auparavant ?

J’avais déjà couru un half ironman (épreuve de triathlon de 1,9 kilomètres de natation, 90 kilomètres de vélo et 21,1 kilomètres de courses à pied) le 20 juin 2020 de manière non officielle, c’était un projet réalisé avec des amis.

« Courir un Ironman c’est un objectif de vie »

Qu’est-ce que tu aimerais réaliser comme objectif sportif par la suite ?

J’aimerais bien refaire un half Ironman, parce que c’est une épreuve que je connais et qui m’avait beaucoup plu. À long terme, courir un Ironman (épreuve de triathlon de 3,8 kilomètres de natation, 180 kilomètres de vélo et 42,195 kilomètres de course), c’est un objectif de vie, ce serait vraiment quelque chose de dingue. Ça demande beaucoup de temps d’entraînement, et pour l’instant c’est un peu juste avec mes études, mais c’est vraiment un objectif à réaliser. Sinon j’aimerais aussi réaliser des trails (à vélo) de 80 ou 100 kilomètres.

Les JO 2024 ça t’intéresserait ?

Je ne pense pas, il y a des gens bien meilleurs que moi, qui s’entraînent à fond depuis leur jeunesse comme des dingues. J’ai fait mon marathon en 4 heures, les grands marathoniens le font en 2 heures donc j’ai encore de la marge. Je préfère me concentrer sur des objectifs sportifs personnels, et surtout, continuer à prendre du plaisir.